Lecture

PAR ORDRE ALPHABETIQUE

Il n’y a, bien entendu, pas tous les livres sur le Cambodge et je ne prétends pas être une référence, loin de là. Se sont juste tous les livres que j’ai lu. Je peux donc donner un avis sans pour autant prétendre qu’il soit juste. Chacun d’entre nous avons notre propre sensibilité et pour ça à vous de découvrir afin de vous faire votre propre avis …. Bonne lecture et surtout ne refermez pas le livre avant de l’avoir fini même si parfois certaines vérités peuvent déranger, choquer …. C’est pas parce qu’elles nous dérangent ou nous choquent qu’ils faillent les ignorer !

CAMBODGE

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Un guide complet avec ses cartes, photos et bonnes adresses. www.lonelyplanet.fr

Angkor : La forêt de pierre

De Bruno Dagens

Une histoire d’Angkor et de sa « découverte » par l’Occident.

La Ville jamais 515ABBS1SKL__AA240_perdue, toujours retrouvée. Un Chinois la trouve barbare, des missionnaires y voient l’Atlantide et Babel, un Japonais la dessine, Mouhot la reconnaît, des marins l’explorent, des architectes la retracent, d’autres la peignent, recueillent son image, Loti y retrouve ses rêves, Claudel le diable, des hommes la ressuscitent, un peuple y revit. Pour tous, elle est belle, fascinante. L’ouvrage est abondamment illustré de dessins et de photographies

D’abord, ils ont tué mon père

De Loung Ung aux éditions Plon

L’histoire boulversante de Loun Ung, qui vit maintenant aux Etats-Unis, est porte-parole de la Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel, organisme qui a reçu le prix Nobel de la Paix en 1997. L’histoire d’une petite fille qui lorsque l’armée de Pol Pot envahit

513H8Z850RL__AA240_Phnom Penh met un terme brutal à son enfance alors qu’elle n’a que cinq ans. Elle va être enrôlée en tant qu’enfant -soldat… C’est l’histoire d’une survivante. Un récit très poignant, ce livre je l’ai trouvé au Cambodge, au marché pour 3 dollars. Il m’a accompagné pendant tout mon voyage !

L’enfant qui marche pour les autres – Gnep

Le livre qui m’a fait devenir technicienne Orthopédiste et qui m’a fait envie de partir avec Handicap International pour le Cambodge….

gnep,-l-enfant-qui-marche-pour-les-autres-3633862-250-400De Amélie Smoeun – Denis Le Guillochet au édition Michel Lafon

« C’était le Cambodge. C’est là que je suis née. Nous étions vingt-cinq dans la famille. Quand je l’ai quittée, nous n’étions plus que sept, moi je ne sais pas pourquoi aujourd’hui je suis encore vivante. Peut-être que c’est ça, la chance ? » Née en 1970 elle vécut sous le régime Pol Pot.

A neuf ans et demi, dans une rizière elle perd sa jambe en sautant sur une mine anti-personnel. Elle veut se relever et courir mais trébuche et découvre qu’il lui manque le reste de sa jambe en dessous de la rotule ..

Impasse et Rouge

51NP6YC80AL__AA240_De Séra, Phouséra Ing (son nom complet)né au Cambodge en 1961, d’une mère française et d’un père Cambodgien. Il passe son enfance à Phnom Penh. Après la prise du pouvoir par les Khmers Rouges en avril 1975, il doit quitter le Cambodge et vient s’installer à Paris. Dès 1979, il publie ses premiers récits. Il enseigne également la pratique de l’image et de la Bande Dessinée à l’Université de Paris I depuis 1989. J’ai réalisé  » Impasse et Rouge  » en hommage à tous ceux que j’ai dû quitter. En mémoire de cette ville, Phnom Penh, qui m’a vu grandir et que j’ai tant aimé parcourir avec mes sandales. Le nez au vent afin d’en saisir toutes les odeurs et vibrations. En mémoire de tous ces événements qui continuent à nous hanter, nous qui sommes là aujourd’hui à espérer et croire… Aujourd’hui, encore, je suis toujours en quête de réponses… dans l’attente d’un peu de justice. Cet album était sorti en noir et blanc, puis a été réédité pour rupture de stock en 2005, mais cette fois-ci en couleur.

Du même auteur : L’Eau et la Terre – Lendemains de Cendres

L’eau et la terre

51PTZXJRA0L__AA240_Après Impasse et Rouge, Séra livre un nouveau récit intimement lié à la tragédie qu’a vécu son Cambodge natal. Il s’attache aux jours qui suivent le 17 avril 1975, date à laquelle les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh, la capitale, semant la terreur dans tout le pays.
Nous suivons ici des hommes et des femmes qui fuient les villes, des paysans témoins de cet exode et des Khmers rouges qui obéissent aux ordres sans chercher à les comprendre ou sans les approuver.

Lendemains de Cendres

41gvO1x27BL__AA240_1978 : le régime Khmer, à l’agonie, connaît ses ultimes soubresauts. L’invasion du Cambodge par les troupes vietnamiennes lui porte le coup fatal. Plus encore qu’un territoire, c’est tout un peuple, victime d’une violence aveugle et arbitraire, qui doit alors se reconstruire. Ecartelés entre perte de valeurs, extrême pauvreté et exil nécessaire, Nhek et Chantrea vont traverser les ombres en quête d’une renaissance… Toujours aussi extraordinaire son trait de crayon, son graphisme.

Le petit livre rouge de Pol Pot ou  » Les paroles de l’Angkar »

41T498E6H2L__AA240_Par Henri Locard, Maître de Conférences à l’ Université Lumière-Lyon 2, a découvert le Cambodge en 1964 et y a vécu plusieurs années comme coopérant, puis comme chercheur. Il a publié, en 1993 chez Arthème Fayard, « Prisonnier de l’Angkar », biographie de Moeung Sonn, qui passa dix-huit mois dans les diverses géôles de Pol Pot. Il prépare actuellement un travail universitaire sur le système carcéral des Khmers Rouges.

Ont été rassemblés dans ce recueil les phrases toutes faites et les clichés qui sont l’émanation de cette doctrine-slogans, maximes,sentences, préceptes, recommandations, conseils, instructions, mots d’ordre, injonctions, sommations, mise en demeure, menaces- bref, les diverses paroles stéréotypées qui sortaient de la bouche des leaders locaux khmers rouges. Au nom de l’Angkar, la mystérieuse « Organisation », sans visage et sans loi, qui conduisit le pays jusque dans l’enfer de « l’utopie meurtrière » de Pin Yatay.

L’ensemble de ces paroles, collectées de 1991 à 1995 dans tout le Cambodge, sont le fruit de la mémoire de ceux qui se virent assener une propagande réduite au squelette macabre d’une idéologie.

J’ai vécu la guerre du Cambodge

51RYE20QWKL__AA240_Les dossiers OKAPI de Sin Touch – Lach Loth – Vu Thy avec Benoît Fidelin

La guerre civile puis la dictature des Khmers rouges ont déchiré le Cambodge de 1970 à 1979. Trois témoignages pour découvrir une tragédie méconnue.

Trois histoires de cambodgiens qui ont vécu sous le régime Pol Pot, qui ont survécu et qui vivent encore au Cambodge. Un seul vit en France.

J’ai cru aux Khmers rouges

51TN2JZYTML__AA240_De Ong Thong Hoeung né au Cambodge en 1945. Il arrive à Paris en 1965 pour suivre des études d’économie politique. En 1976 il rentre dans son pays et connaît les camps de rééducations jusqu’à la défaite des khmers rouges en 1979. Pendant cette période les deux tiers des membres de sa famille trouveront la mort. De juin à octobre 1979 il travaille comme archiviste au musée de Tuol Sleng, lieu de détention, de torture et d’extermination sous le régime de Pol Pot. Il arrive en Belgique en 1982 et s’installe définitivement à Bruxelles.

En avril 1975, les khmers rouges prenaient le pouvoir à Phnom Penh. Nombreux furent ceux qui applaudirent alors. Parmi eux, des Cambodgiens expatriés en France ou aux Etats-Unis, étudiants, intellectuels, anciens fonctionnaires ou militaires … Ong Thong Hoeung était un de ceux-là. En juillet 1976, il quitte Paris, où il suivait des études, pour rentrer au pays. Mais à leur arrivée, les « étrangers » sont aussitôt dirigés vers un camp de rééducation. Le rêve tourne au cauchemar. Un bouleversant récit sur une traversée de l’enfer ….

Khmer Express

De Cédric Van-Ouch

41OSZ2M3dJL__AA240_Un bon guide de conversation pour voyager au Cambodge.

Le médecin au violoncelle

41469NB3GTL__AA240_Du Dr.Beat Richner, né en 1947. Il a été médecin assistant dans l’hôpital pédiatrique « Kantha Bopha » à Phnom Penh en 1974. Contraint de fuir précipitamment le pays en 1975 lors de la prise du pouvoir par les Khmers rouges, il ouvre un cabinet de pédiatrie à Zûrich. En 1991, il retourne au Cambodge pour se consacrer entièrement à la recontruction de « son » ancien hôpital. Il en ouvrira encore un autre à Angkor pour desservir le nord du pays.

 » Le seul espoir d’être soignés pour des milliers d’enfants cambodgiens »

Une odyssée cambodgienne

De Haing Ngor, né le 22 mars 1940 au Cambodge, très connu pour son rôle dans « La Déchirure » de Roland Joffé (1984), il avait obtenu l’Oscar du meilleur second rôle. Il a été assassiné le 26 février 1996 à Los Angeles par un gang asiatique composé de trois jeunes entre 18 et 19 ans.

220px-Haing_S__NgorBeaucoup de gens pensent, pensaient que le rôle joué dans « La Déchirure » était son histoire. Dans une odyssée cambodgienne vous découvrez son histoire sans censure. Il n’est pas avide de détails. C’est ce qu’il reprochait au film « La Déchirure » de ne pas avoir voulu tout montrer. On lui a expliqué que c’était mieux ainsi, au moins le film ne risquait pas d’être censuré et pouvait donc être vu et le monde entier apprendrait enfin la vérité sur le Cambodge et le régime Pol Pot

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Haing Ngor, jeune et riche médecin, vit à Phnom Penh les derniers mois d’un régime miné par la corruption et la guérilla…. Mais il ne sait pas qu’avec la victoire des Khmers rouges, son pays va entrer en enfer.  » Je tentais de raisonner. Si le supplice continue toute la nuit, je vais mourir. La douleur va me tuer. J’en suis sûr. Deux fois déjà, la dysenterie et la crucifixion en prison m’avaient mené aux portes de la mort. Déporté, réduit à l’esclavage, victime des plus atroces tortures, il voit mourir tous ceux qu’il aime : ses parents, sa femme, son enfant nouveau-né….  » Je devais payer les fautes d’une vie antérieure. Dieux, je vous en prie, que ma prochaine vie soit plus facile !

Le papier ne peut pas envelopper la braise

18426114 18748850De Rithy Panh, né au Cambodge il a réalisé de nombreux films remarqués :  » Les gens de la rizière » (1994), le documentaire S21, la machine de mort Khmer rouges (2003),  » Les artistes du Théâtre brûlé » (2005), « Un soir après la guerre » (2006), « Le papier ne peut pas envolopper la braise » (mars 2007 et obtenu le FIPA d’Or). Vous retrouverez certains de ses films sous l’onglet, « films ». Au centre de Phnom Penh, le Building blanc est comme un vaisseau échoué, où des dizaines de jeunes prostituées affrontent un quotidien qui ne ressemble plus à une vie. Venues de la campagne vendre à la capitale leur virginité, travaillant pour nourrir leur famille, étourdies par la drogue, elles résistent à la perte d’identité et de repères. Et si un avenir meilleur était possible ? Dans ce livre saisissant, Rithy Panh les écoute simplement, en témoin engagé. Ces adolescentes au sourire triste tissent le fil des jours : pauvreté, honte, violence, avortements, mais aussi rêves et chants, enfants qu’on berce, espoir d’une dignité retrouvée. Ce sont des fragments de vie pour dire le désastre anonyme de près de 30 000 femmes dans le Cambodge de l’après-guerre. Rithy Panh leur donne un nom, un visage. Et la parole, enfin.

Le portail

De François Bizot

51ZETVR5T5L__AA240_François Bizot, membre de l’Ecole française d’Extrême Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges, en 1971. Enchaîné, il passe trois mois dans un camp de maquisards. Chaque jour, il est interrogé par l’un des plus grands bourreaux du vingtième siècle, futur responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts, aujourd’hui jugé pour crimes contre l’humanité :Douch.

Le film a été adapté en 2014 « Le temps des Aveux ».

Quatre ans avec les Khmers rouges

51yjQabxSPL__AA240_De Hour Chea né en 1945, dans un village de l’est du Cambodge. Après des études d’ingénieur agronome dans son pays, il bénéficie d’une bourse du gouvernement français à l’Institut Pasteur de Lille. Réfugié politique en Suisse, il vit aujourd’hui à Zurich, où il dirige son propre laboratoire de microbiologie. Mû par un idéalisme profond, Hour Chea s’est engagé aveuglément pour son pays, le Cambodge, alors que la folie des khmers rouges n’était pas encore avérée, jusqu’à la perte de ses illusions et l’aveu de sa terrible naïveté. Il réussira à s’échapper de l’enfer par la Thaïlande, avant d’obtenir l’asile politique en suisse. Alors que les travaux préparatoires du tribunal pénal international sont enfin amorcés – le génocide a pris fin il y a plus de 25 ans -, ce récit sobre et poignant apporte un témoignage éloquent sur ce chapitre de la férocité humaine, dont le Cambodge peine aujourd’hui encore à se remettre.

Revenue de l’enfer

515H0TY9C7L__AA240_De Claire Ly, qui vit en France depuis 1980, dans le Gard à Alès. Elle est chargée de cours à l’ ISTR (Institut de Sciences et Théologie des Religions de Marseille).

Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route de la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie… Les principes de l’éducation cambodgienne fondés sur certaine conception du boudhisme enseignent l’impassibilité, « la voie du milieu », le détachement à l’égard des souffrances endurées. Pourtant pour survivre Claire Ly ne peut plus se taire sa haine et sa révolte…..

Le silence de l’innocence

De Somaly Mam

51EGST120HL__AA240_Au Cambodge, des parents vendent leurs enfants dès l’âge de cinq, six ans, en échange d’une centaine d’euros. Dans les bordels, les jeunes se prostituent pour cinq cents riels (15 centimes d’euro), une somme qui leur est entièrement confisquée par le proxénète ou la mama-san, la mère maquerelle. Somaly Mam, aujourd’hui âgée de trente-quatre ans, retrace dans ce livre son enfance d’esclave battue, violée…. Thomdi, vendue à l’âge de neuf ans, décédée, ou Sokhone, vendue à huit ans, morte du sida et de la tuberculose à quinze.

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